Accueil du site > Raoul & Piero > Journal de Raoul
Journal de Raoul
samedi 18 septembre 2010, par
Février 2012
"Je m’ai rencontré [1] que ce papier il était déchiré".
Raoul à Sarah : "C’est trop bon, le flan, c’est comme du yaourt hyper fragile".
Raoul à Piero :
— "Tu veux du loup ?"
— "Non, c’est pas bon".
— "Mais si c’est bon, mais il faut enlever les poils".
Idiotismes de maternelle : "C’est trop face !" ou "C’est trop mine !" (pour facile et mignon).
On approche du 14 février, la boulangerie pavoise en rose bonbon. Raoul, incrédule : "La Saint Phalempin ?"
Raoul : "Ne touchez pas à nos trésors, sinon on vous met mille cuillers de soupe sur le corps !"
Octave : "Oui, et on vous fait peur avec notre ami voleur !"
Sciences naturelles : "Piero, il avait une grosse morve qui pendulait". On se gausse, mais Raoul, très sérieux, fait le geste d’un mouvement pendulaire. Comme quoi, "pendre" eût été un terme trop vague. Brave petit !
Tonton Léo s’est vu offrir un massicot par Yasmine, et ils découpent du papier pour faire un flip-book avec Raoul. Raoul :" Non, laisse-moi le faire avec le masticot !"
Raoul a frappé Octave avec une épée. On l’engueule copieusement, il répond, sur les nerfs : "mais c’est parce que j’étais fatigué ! Quand on est fatigué, il faut bien qu’on pleure et qu’on fasse des bêtises, quand même !"
Janvier 2012
On entend Raoul chanter "je vais et je viens…" Faut faire gaffe à ce qu’on écoute dans la voiture.
Locution : "encore plus presque"
Raoul débarque dans le lit à 7h du matin et réveille sa mère : "Maman, ça veut dire quoi, tropical ?" Yas : c’est un pays où il fait très chaud. R : ah oui, comme l’Italie par exemple ?"
Papa, ta capuche elle est trop nulle, elle est toute frissonnée comme un chou.
Visite des 4 ans à la PMI. À la question "qu’est-ce que tu préfères manger ?", Raoul répond "des haricots verts". Je manque de m’étrangler de surprise.
Raoul est en train d’écrire. J’entends : "alors quatorze, c’est avec un 4 et un torze".
Nouvel an chez les Chautard-Dubois. Plutôt que de la déranger, Raoul se contorsionne comme un ver en rampant sous la chaise d’Anne pour rejoindre le salon. Une fois le but atteint, il lance à Rayan "devine comment j’ai fait pour pas lui dire pardon ?"
Décembre 2011
Papa, les vieux, est-ce qu’ils vont à l’école ?
Les copains, c’est mieux que les copines, parce qu’avec mes copains on joue à la police fantôme : on est dans une soucoupe, on est des martiens et on appuie sur un bouton pour lancer du feu ou de l’eau, et on arrête pas de voler des pièces d’or, et on peut se transformer en tout ce qu’on veut !
Non daté, vers l’automne :
Un monstre de câlins va venir dans ton lit
Nan, chuis pas xagère !
Papa, je vais chercher des animaux à manger avec mon épée. Tu gardes ma trottinette ? Puis, plus tard ; Papa, j’ai attrapé un animal à manger, c’est un rhinocéros, j’ai enlevé les cornes avec un ciseau.
Novembre 2011
Dingue ! On est le 28 novembre et Raoul vient d’écrire "FROMAGE" de son propre chef et sans rien demander à personne. Quand Yas lui demande comment il a réussi, il répond "ben j’ai compté les lettres dans ma tête". On est fiers comme c’est pas possible avec Yasmine. À la réflexion, si on rapproche ce fait d’apparence anodine de la deuxième note de juillet dernier, c’est assez curieux. Raoul a appris a écrire respectivement : papa, maman, raoul… et fromage.
Raoul nous rejoint dans le lit un matin. "Maman, comment tes parents ils ont fait, pour exister ?" (Je note avec satisfaction qu’il n’est pas frappé de stupeur devant l’existence des miens, ndlr)
Raoul & Piero avisent la pleine lune en rentrant de la ludothèque :
R : Tu sais Piero, la Lune c’est une autre Terre
P : Bi
R : dessus y a rien, y a que de la neige
P : Bi
R : des fois y a des gens qui y vont
P : Bi
Presque tous les matins au petit déj, Raoul nous déclare solennellement : "aujourd’hui, on est une famille de X" (X varie tous les jours et peut prendre des valeurs telles que "rats, cochons, dinosaures, serpents, requins, poux…")
Raoul s’invente des jeux : il balance un cochon en peluche le plus fort possible du bas des escaliers, et compte les points en remontant (une marche = un point).
Octobre 2011
Sous la pluie, Raoul se tortille comme un ver : "J’essaie d’attraper les gouttes avec mes cheveux, mais sans mouiller le reste de mon corps".
"Piero, Piero, reste avec moi : je suis le chef de la mort".
Septembre 2011
Néologisme : réjoltée, n. f. Syn. : récolte, recensement. Ex. : « Raoul mit plein de trucs dans une petite boîte. J’ai fait la réjoltée de tout ce que Piero il a pas le droit de prendre, déclara-t-il solennellement. »
Raoul rentre de l’école avec une cicatrice sur la joue.
— "Ben c’est quoi ça ?"
— "ça, c’est Hugo, c’est mon copain de bagarre".
"Pourquoi les voitures aussi, elles peuvent rouler sur les passages piétons ?"
Raoul demande régulièrement des petites pièces à Yasmine. "C’est pour mon amoureuse quand je serai grand. Mais plus tard, je la laisserai toute seule, parce que je serai vieux et moche et elle voudra plus de moi".
Dans la voiture :
— Attends bouge pas Raoul, ton siège est tout de traviole…
— Tout plein de ravioles ?
Août 2011
Raoul grimpe dans notre lit au réveil et déclare d’un ton solennel : "le sang, c’est des toutes petites bulles qui sont cassées en mille morceaux, comme ça ça fait du jus, mais c’est pas du jus pour boire nous, hein, c’est du jus pour vivre !"
Toujours obsédé par l’idée de bouffer de l’os à moëlle : "Papa, si je suce un os de toi ou de quelqu’un d’autre, ça fait quoi ?"
NDLR on a fini par lui payer un os à moëlle au resto, et il en a presque pas mangé.
J’éclabousse Raoul à la mer. Il est excedé et me sort direct : "tu m’as fait perdre ma pas-mouillation !"
Dans la catégorie néologismes : "Tiramisaure" (un gâteau préhistorique ?)
Juillet 2011
— Tu sais, Papy Michel il avait un bobo au bras et il avait une croûte et il l’a enlevée, mais je sais pas où il l’a mise".
— Ben sans doute dehors ou bien à la poubelle
— Non, parce que j’ai regardé dans toutes les poubelles et elle y était pas".
Raoul interrompt sa dégustation de Pont-l’Évêque pour me dire : "Papa, j’adore la vie, parce qu’on mange, on fait des trucs bien… C’est bien, la vie !"
Juin 2011
Rapporté par Jean-Philippe :
Dans la voiture, on imagine tous les métiers que pourrait faire Raoul plus tard.
— Tu pourrais être inventeur de machines
Après quelques suggestions, Raoul se ferme et commence à couiner :
— Mais, non, moi je veux être un papa !
Une fois qu’on lui a expliqué que les deux (papa ET inventeur de machines) étaient compatibles, la litanie des petits métiers reprend :
— Tu pourrais être professeur, ou pompier
— ou inventer une échelle qui monte jusqu’aux nuages
— ou décorateur
— oui, décorateur de nuages ! Je prends une échelle qui monte jusqu’au ciel et je peins les nuages en gris.
"Je lui au fait un passage indétruigable. Ça veut dire qu’il peut pas passer".
Raoul est fan de Boby Lapointe, et tout particulièrement de Bobo Léon.
Raoul a 4 ans. Il a eu un arc et des flèches, une petite fusée-ventouse en mousse, un oiseau en céramique dans lequel on met de l’eau pour siffler, un véritable escargot qui a été relâché dans la nature peu après, un second exemplaire de Max et les maximonstres, un pistolet qui lance des fléchettes, un jeu de Mistigri, un jeu Haba qu’on a pas encore déballé… Voilà ce que c’est que d’inviter 12 enfants à son anniversaire !
Mai 2011
Dans le métro Raoul se déguise en rappeur :
Moi : pourquoi tu mets ta casquette à l’envers ?
Lui : ben y a pas de soleil, dans le métro !
Voyant deux vieux qui passent devant l’abribus où nous attendons le 72 : "Mais, qu’est-ce qu’ils font là ces vieux ? Ils ont pas le droit d’habiter en ville !". Un peu plus tard, avisant un retraité sur sa mobylette : "mais, les vieux ils ont pas le droit de conduire une moto, c’est trop dangereux !". D’où est-ce qu’il sort ça ? Mystère.
4 mai 2011 : Raoul fait du vélo sans les petites roues ! Je suis trop ému :-)
Ça n’aura pas tardé. Après sa première nuit sans tétine, Raoul dit à sa mère "Maman, je veux me marier avec toi, quand on sera grands".
Avril 2011
30 avril : Raoul a jeté d’un air décidé ses tétines à la poubelle. C’était vers 15h. Il est 22h35, il dort toujours pas, et il vient de prendre un air grave en disant "je vais m’en racheter une". Mort de rire ! On va essayer de tenir…
"Si la glace elle fond, on la remet au frigo et elle va se défondre !"
Tu sais maman, Spiderman avant il a existé, mais maintenant il est mort alors ils l’ont mis en jouet.
Ils viennent de rouvrir l’église en face. "Regarde y a des gens dans l’église ils apprennent à chanter".
"Tu sais maman, Octave il dit que son cerveau il lui coupe la parole et après il sait plus quoi dire".
Raoul a fait tout seul la corrélation entre un aphte et mon absence pendant quelques jours. Le phénomène s’est répété deux fois. Mais il a perdu tout crédit scientifique quand il a ajouté "c’est parce quand t’étais parti j’ai touché le radiateur avec ma tête et ça m’a brûlé les cheveux et ça fait un aphte sur ma langue".
Conjugaison raoulienne, conditionnel passé. Piero s’étant drapé dans un rideau : "on avait diré le petit chaperon noir !"
Prenant soudain un air mystérieux alors qu’on parle de tout autre chose : "J’combats la morve !"
L’air désolé : "je voulais être une fille mais je suis un garçon. Parce que j’aime bien être une princesse."
Conjugaison : "j’ai apercevu le couvercle". "Il a pleuvu".
mars 2011
Raoul sait écrire son prénom sans aide.
février 2011
À Marie (Prévôt) : "Tu feras un grand-frère à Michel ?"
Menaçant son papa : "je vais te mettre de la morve dans l’œil".
Pleurnichant : "moi je veux un triceratops qui est grand, qui est malin et qui lance des rayons laser".
Buvant à la bouteille : la bouteille d’eau elle me suce les lèvres, j’aime bien !
Raoul à Sarah : on va aller en avion chez Papy Michel
Sarah : c’est qui Papy Michel ?
Raoul : c’est mon tonton à moi, il est beau, et il a un truc qui fait mal aux oreilles et qui fait pleurer très fort alors maman elle dit "pleure pas mon petit chéri".
Excédé parce qu’on l’empêche de dessiner au feutre sur une chaise : "moi de toute façon j’ai envie de faire ma vie tout seul".
Raoul commence à écrire (avec juste notre aide verbale) : son prénom, Maman, Papa, Piero, Sarah, Marin…
C’est un peu dur la vie, des fois je trouve. Parce que Piero il dit toujours caca alors qu’il a même pas fait caca.
À la sortie de l’école, un policier municipal protège le passage piéton. Sarah le désigne à Raoul : "regarde, un tueur !" Raoul lui répond "oui, il a une épée pour crever les yeux des gens !" Yasmine au policier, qui a tout entendu : "je suis désolée".
janvier 2011
"Je prends mes cous à mes jambes".
Rêve : "Papa, tu avais des bras autour de la bouche et tu dormais comme une étoile".
Dans la catégorie "gastronomie" : Raoul trempe son fondant au chocolat dans de la sauce de soja.
décembre 2010
La dernière trouvaille de Raoul : doubler chaque fin de phrase d’un refrain en P + vocalisation. Exemple : demain il y a école, popole. Demain on va voir Marion, pompon. Des fois c’est pas terrible : Sarah c’est ma copine, pipine.
J’ai un vélo spatial.
Quand on a mal aux dents, on va chez le dentiste. Quand on a mal aux bras, on va chez le bratiste.
J’ai une copine elle a mal à l’aise.
Rubrique conjugaison : (à son frère) envaille-toi de là !
novembre 2010
Raoul est fâché.
Yas : je vais prendre les rênes de la poussette.
Raoul : nan, t’es pas la reine de la poussette.
Yas : je suis la reine de quoi, alors ?
Raoul : de ceux qui se fâchent.
Ma maman est très précieuse.
Quand je tousse fort, ça me fait ébouïr, ça me fait bouger dans tous les sens.
En fait, le lait c’est les vaches : on met le seau, après on tire les poignées des vaches.
Allô ? On a bien reçu la carte que nous a envoyû vous.
Une phrase sur deux commence par « Eh ben aussi, par contre… »
« Et le loup il arrive devant la maison en paille, il souffle, et la maison elle se dégonfle »
Un nouveau verbe : « moi aujourd’hui à l’école j’ai beaucoup à-tes-souhaits »
Raoul commence à dessiner des trucs qui ressemblent presque à la lettre R.
Un matin, son papa descend des escaliers. « Maman, maman, y a Papa qui s’est découché ! »
(à rapprocher de : "j’ai délumé la lumière").
Néologisme abscons : le verbe complimer. Exemple : « Une fois on a joué à ce jeu et j’ai pas bien complimé. »
— À l’école je fais la bagarre.
— Ah bon ? Et avec qui tu te bagarres ?
— Je me bagarre avec ceux qui disent que je m’appelle pas Raoul. Ils disent que je suis un super héros.
Raoul invente un nouveau mode de déplacement : à 4 pattes, une petite voiture sous chaque main et sous chaque pied. « Regarde, papa, ça c’est du roule-à-pied. C’est dangereux, hein ? »
octobre 2010
Raoul est dans une période caca boudin. Et comme il sait que je tiens un carnet où je note tout ce qu’il dit de drôle, à chaque fois qu’il termine une phrase par "caca", il me demande "tu vas le noter, hein ?"
À son papa qui pianote : "tu peux me faire la chanson de Super Castor raconte-nous une histoire ?"
Descendant les escaliers, d’un air résolu.
— je ne dors plus jamais avec ma tétine et mon doudou, on a décidé.
— Ah bon ? C’est vrai, tu as décidé ça ?
(d’un air grave) — Oui, c’était un moment magique.
Au restaurant.
— R. Anatole il a dit "je veux une glace au feu !"
— M. Glace au feu… c’est un oxymore.
— R. Hé, Anatole, une glace au feu c’est un eskimo !
septembre 2010
Dans la catégorie "gastronomie" : Raoul trempe ses chips de pommes de terre au roquefort et au saucisson dans de la crème fouettée à la mangue.
Raoul aime bien inventer des mots (parfois il prétend qu’il parle anglais). Bel exemple avec cette phrase : "les Wang Tchin Jong, c’est des hommes qui font du tambour".
À la question de Yasmine "Et avec Raoul, ça se passe bien, en classe ?" la maîtresse Coline a répondu "oui, il est motivé, il travaille bien".
Dans la série néologismes, Raoul a inventé le "skate-bordel".
Véro : ou est-ce que tu as entendu ce mot ?
Raoul : Non, mais je l’ai inventé, mais ça existe, en fait.
Le jour-même, en faisant du vélo, il m’explique qu’il faut faire attention aux "bordels de trottoirs". Une dame s’esclaffe dans la rue. Je lui dis "mais tu veux parler des bordures de trottoirs ?" et il répond "non, c’est des bordels de trottoirs".
septembre 2010
Quelques points sur la conjugaison : j’ai ouvri la porte, j’ai apprendu à l’école.
On sort, il y a du brouillard. "C’est parce que hier avec Maman on a fait du brouillard dans la cuisine et on a ouvri la porte".
Mort de Vincent. En cherchant un billet d’avion pour Toulouse, Yasmine l’explique à Raoul, qui descend peu après et me dit "tu sais, Maman elle n’a pas vraiment perdu Vincent, elle va le retrouver dans l’ordinateur".
En parlant d’une dame qui passe dans la rue : "elle prend l’air de voler".
R — Je te dis pas ce que j’ai fait à l’école, parce que c’est un peu terrible.
M — C’est terrible à quel point ?
R — C’est terrible à mon poing ! (qu’il montre).
R — Demain, je viendrai vous voir dans votre lit pour vous dire que ça va m’irriter. Ça va m’irriter même quand je suis vieux.
Y — Vieux comme nous ?
R — Non, vieux comme du persil.
« Je fais un prépareur de mourir pour Piero. C’est un gâteau qui fait pas mourir. »
À son père qui joue du piano : « tu joues doucement, comme ça ça me fait une petite odeur de calme. »
août 2010
Dans la série néologismes, le "tourne-en-fer" (ou "tourne-enfer ?") désigne une porte à tambour.
juillet 2010
« Mon zizi s’est transformé en poupée russe ! »
juin 2010
Raoul me chante cette chanson qu’il jure avoir apprise à l’école :
J’entends ton cœur qui va
J’entends ton cœur qui va
J’entends ton cœur qui va
Dans l’estomac
Après une bonne crise, on fait un câlin.
Martin : tu préfères ton papa, ou un doudou ?
Raoul : Euh… une maman.
Yas : après la sieste, on ira dans une swimming pool
Raoul : moi je veux pas aller avec une poule
Y en a des autres des Raoul, mais moi je suis un vrai Raoul. Et je suis trop solide.
mai 2010
Je suis une sorcière et j’arrive pour te chacher !
Pour me quoi ?
Pour te sacher !
Pour me chasser ?
Non, pour te sacher, parce que tu es un poisson et je te mets dans un sachet !
Maman, regarde !
(Yasmine, ne décollant pas le nez de son ordinateur) : mmoui, moui
Non, mais regarde avec tes yeux !
Sortant du musée d’histoire naturelle, Raoul avise une petite fille d’à peu près son âge. "Moi j’ai dit gagué à la fille". Moi : "ah bon, et ça veut dire quoi ?" Lui : "ça veut dire toucher le zizi".
Devant un tournevis : "ça, c’est un visson".
"La plus belle des abeilles, c’est tata Maya"
Descendant de sa chambre à 22h30 et s’adressant à sa mère : "d’ailleurs, je voulais que tu me fasses un câlin en pleurant"
De temps en temps, Raoul répète ce qu’on vient de dire et ajoute d’un air dramatique "mais c’est horrible !"
Ex. : "on arrive en Belgique ? Mais c’est horrible ! Moi je veux pas aller dans une belle Gique !"
(en train de se ronger les dents)
Je fais ça pour que mes dents elles tombent.
Et pourquoi ?
Parce que la petite souris elle va venir me donner un cadeau.
(Parlant du bouton pause sur le lecteur DVD)
Quand on veut faire pipi, on appuie sur les deux traits.
R : Tu me triches pas la tête enfin !
M : Mais ça veut dire quoi, ça ?
R : Ça veut dire caca boudin.
Mais je crois que j’aurai pas le temps.
Yasmine : Mais t’es fou ? T’es maboul ?
Raoul : Non, c’est toi qui es tamoul !
Maman, t’es où ?
Aux toilettes.
Là-bas ?
Ben oui.
Pas de problème, maman.
Raoul à son petit frère :
« Piero, piero, je vais t’apprendre des mots ! »
Puis il lui hurle des mots : « bavoir ! chaussure ! » etc.
Dans la série néologismes : « Dans mon école, y a une baleine qui mange le doigt. C’est supernable, hein ? »
avril 2010
De retour d’Auvergne, où les toboggans sont notoirement grands, Raoul descend le toboggan du square Gavarni et me lance, dépité :
— Papa ! Le toboggan il est devenu petit !
Se saisissant d’un bâton revolveriforme, il poursuit des pigeons et leur hurle : « Revenez ! C’est un sèche-cheveux ! »
— Tu le laves bien les dents, parce qu’elles sont un peu jaunes.
— Oui, quand je mets mes dents sur le toboggan, après elles sont jaunes.
Dessinant son frère Piero, il parle à toute vitesse : "des doigts des doigts des doigts, des jambes des jambes des jambes, des antennes... ah non ! des cheveux des cheveux des cheveux..."
mars 2010
— Moi j’ai eu un bébé
— C’est un garçon ou une fille ?
— C’est un rhinocéros.
— Et tu vas l’appeler comment ?
— François.
Avec Anna et Julien on a parlé de notre maman quand elle était toute petite elle disait bébé canard. J’ai vu ça dans une pharmacie qui est en métal.
Les figolu, ça pousse sur les orangers.
Une pieuvre qui s’est transformée en abeille et puis qui s’est envolée pour manger une feuille.
Raoul improvise une chanson : "une pieuvre sur un mur, qui picorait du pain dur, et puis une autre poule et une autre pieuvre qui picoraient toutes ensemble".
Je voudrais inventer une chanson sur la confiture, mais je sais pas comment la faire : en français ou en anglais ?
Quand je serai un oiseau, j’aurai un truc pour faire mes oeufs dedans. Je fais plein d’oeufs, et après ça sort mes petits, et je les protège du lion. Mais j’aurai un lion, mais il est gentil mon lion. Et ça c’est quand je serai un oiseau. Et j’aurai des lions qui sont gros mais je vais les pondre, et après ça fait pffff et après ça sort des oeufs de moi.
— Je vais mourir de toboggan à billes dans ma tête.
— Je suis mort, je peux plus rigoler.
janvier 2010
Moi j’ai du doliprane, et je le prends dans une pépite.
Moi j’ai des piles, c’est pour que j’aie des muscles.
Raoul a donné une pièce de 5 centimes à Piero.
— Tu sais, si tu lui donnes des petites choses à manger comme ça, ça peut être très grave.
— Oui, on n’a plus de pièce.
— Je peux te faire des bisous parce que j’ai encore des cœurs dans mon ventre.
décembre 2009
Avec Noémi et Rafael, on a vu des soleils bizarres (Raoul voulait dire des feux d’artifice)
Moi je fais des découpliages.
— Maman, je m’ai crompé !
— Trompé dans quoi ?
— Dans la crompette !
Est-ce que la lune elle est collée ?
Moi j’ai une langue de poche.
Raoul : Fifi elle a un râteau
— Et elle fait quoi avec son râteau ?
— Elle rate.
novembre 2009
Moi je sais pas dire Lambersart.
octobre 2009
Raoul revenant de la crêche : Moi j’ai fait de la bâtisserie.
Martin : Avec des gâteaux ?
Raoul : Mais non, de la bâtisserie. C’est quand je me battre.
Un matin, la couche pleine de caca descendant jusqu’aux genoux, l’air affolé : « Ma tombe elle est couchée ! »
Au musée d’histoire naturelle, tentant d’engager la conversation avec une tortue empaillée : « Tortue ! Tortue ! » (un temps, puis se retourne vers moi). « Elle comprend rien, elle est morte. »
S’emparant d’une boîte de Play-Doh : « Moi je veux faire de la patate à mollets »
janvier 2009
14 janvier. Holala j’assure pas, je remplis pas ce journal. Faut dire que là on peut plus suivre au niveau vocabulaire. Il y a quelques minutes, Raoul dormait (il est minuit) et Yas a entendu dans l’interphone « Papa, Maman, tétine, ah elle est là » et puis plus rien. Il est fanatique de billes, chocolat, gâteaux, pâte à modeler, grenouilles. Tout est croa croa. Il dit merci et même pardon quand il doit nous déplacer pour accéder à quelque chose.
novembre 2008
18 novembre : Houlala, ça fait longtemps que je n’ai rien écrit ! Tout à l’heure, Yasmine ramasse le journal sur la table en me disant « t’as lu le canard, je peux le jeter ? ». Elle s’en empare et Raoul fait « coin ! coin ! coin ! » en désignant le journal... Bon, niveau langage il a fait de gros progrès : ballon, tétine, doudou, cot cot, coin coin, miaou, tagada, non, ouais (il sait dire ouais depuis pas bien longtemps), au revoir, bain, mémé, tonton, octave (prononciation « oda ») et j’en oublie plein. Il sait chanter (une seule chose : bateau sur l’eau, et seulement les deux première syllabes). Surtout, il comprend à peu près tout ce qu’on lui dit et qui appelle une réponse par oui ou non.
août 2008
15 août (Foix) : il dit "non non non" en faisant le signe avec la main, imite les chats en faisant "mao" d’un air attendri, rugit en poursuivant Michel (c’est Michel qui a commencé), peut marcher plusieurs dizaines de mètres sans tomber, répète "barack obama" sans qu’on sache exactement ce qu’il veut dire par là, mange des tas de cailloux dès qu’on a le dos tourné, essaie de nous mordre quand il a quelque chose à nous reprocher ou qu’il est surexcité, et surtout il reconnaît vraiment les trucs qu’on lui dit ("accroche-toi bien", "fais moi un bisou", "touche pas à ce truc" etc.) Il danse quand il y a de la musique.
27 août : il commence à dire « tétine » (ou plutôt « tête »). Il a pété un câble en regardant la lutte aux jeux olympiques (Chabeuil), s’est mis à tournoyer et à se vautrer par terre. Il aime le spectacle, mais faut dire qu’on l’encourage pas mal. Quand il prend ses animaux en plastique que Vivette lui a offerts, il dit un truc du genre « tagada tagada » en essayant de les faire galoper. Il essaie de claquer dans ses doigts pour nous imiter, c’est très moignon, euh mignon.
juillet 2008
1er juillet : Raoul déclare une varicelle. De sacrés boutons purulents apparaissent. Très joli. Il est à deux doigts (de pied) de faire ses premiers pas, et peut rester debout 5 ou 6 secondes avant de se rasseoir, marche en se tenant aux tables basses. Son vocabulaire s’enrichit, et il gazouille de plus en plus. Quand on met de la musique et qu’on danse avec lui, il se tortille et frappe dans ses mains.
15 juillet : on ne peut pas vraiment appeler ça marcher, mais tous les jours il se lance vers nous quand on tend les bras, et parfois fait un petit pas. Il imite de plus en plus ce qu’on fait, veut manger ce qu’on mange, être à la même hauteur que nous...
Semaine du 16 au 23 juillet : ça y est, Raoul marche (dans le presbytère de Pirou).
juin 2008
Raoul me pique mes lunettes et réussit tant bien que mal à les mettre. Ça le fait bien rigoler. Il a enfin compris qu’en soulevant le biberon ça allait mieux pour boire. Je l’ai surpris en train de sucer un thermomètre usagé. Beurk.
2 juin : pendant le bain, Raoul s’amuse à jeter tous ses jouets pleins de flotte hors de la baignoire.
16 juin : Raoul s’empare du téléphone, le porte à l’oreille et tente d’articuler quelques mots. Sur mes genoux, devant l’ordinateur, il fait pareil avec... la souris ! Grande nouveauté : non seulement il se lève sans les mains depuis la posision assise, mais en plus il reste debout un peu plus d’une seconde sans se tenir à rien ! À la crèche, il tente d’imiter César et Zéphyr qui font leurs premiers pas. Il fait de plus en plus de câlins en posant la tête sur nos cuisses, et m’a même carrément roulé une pelle (bon, sans la langue).
mai 2008
En quittant la crèche, Raoul fait « au revoir » avec la main. Sinon, il sait déjà se tenir debout plus que correctement ; d’ailleurs c’est son passe-temps favori de se mettre debout en s’accrochant à n’importe quoi ; l’un de ses grands jeux est de nous regarder par-dessus son épaule et de fuir à toute vitesse en rigolant sur ses trois pattes ; il adore également ouvrir et fermer les portes de toute nature, si elles grincent c’est encore mieux ; il sait nous lancer la balle et la rattraper ; faire des prouts avec la bouche pour nous brumiser de la compote de pommes sur tout le corps ; faire des câlins express (1 seconde) et traverser la pièce rien que pour ça ; faire tomber la bouteille de liniment oléocalcaire à n’en plus finir et éclater de rire quand je lui fais les gros yeux ; rigoler quand on le chatouille ; monter deux marches sur les escaliers avant qu’on le récupère en catastrophe ; son grand rêve c’est de se retrouver seul dans la cuisine pendant un instant d’inattention de ses parents ; il fait du vélo avec son papa depuis un petit bout de temps déjà ; il sait allumer la lumière et actionner le robinet de la baignoire...
Notes
[1] je me suis rendu compte
